Historique de l'A.F.A.C.A. Historique du B.C.C.E.A.

Création de

l’Association de Femmes d’Artisans et Commerçants d’Alsace

 

C’est au cours du deuxième semestre 1975 qu’est née l’Association des Femmes d’Artisans d’Alsace.

Jusqu’à cette date, on ne parlait pas beaucoup des femmes d’artisans, pas plus sur le plan national que sur le plan régional.

La gazette des Métiers, revue mensuelle publiée par la Chambre de métiers, avait annoncé la Journée Nationale des Femmes d’Artisans prévue le 18 Juillet à AVIGNON et les alsaciennes avaient été vivement encouragées à y participer. En effet, avec la bénédiction et les encouragements du Ministre du Commerce et de l’Artisanat de l’époque, Monsieur Vincent ANSQUER, une Fédération de femmes d’Artisans de France devait tenter de se constituer.

L’annonce parue à ce sujet dans la gazette ne remua pas les foules, c’est le moins que l’on puisse dire. Et puis, ô miracle ! Quelques jours avant cette fameuse réunion du 18 juillet, trois candidatures se manifestèrent : celles de Mesdames Colette HUGEL, femme d’artisan métallier à STRASBOURG, Bernardine BERGER, femme d’artisan charpentier et sa fille Jocelyne de CHATENOIS , cette dernière étant apprentie charpentier dans l’entreprise familiale.

Lorsque ces trois « pionnières » revinrent d’AVIGNON, elles qui, jusque là, passaient leur temps à travailler d’arrache-pied et à se taire….elles avaient énormément de choses à dire !

C’est ainsi que, dans la GAZETTE du 1ER Septembre 1975 paraissait un grand article sur deux pages, résumant les principales lignes d’action définies à AVIGNON, mais surtout retraçant « sur le tas », la vie au jour le jour des trois participantes alsaciennes. Sans doute beaucoup de leurs collègues de la région se reconnurent- elles dans ces portraits sans complaisance, car à partir de ce moment, affluèrent des demandes de renseignements.

La Chambre de Métiers, compte tenu de cette impulsion, décida d’aider ce groupe de femmes à la mise en place d’une association.
L’Assemblée constitutive eut lieu au Centre de Formation d’ESCHAU le 22 Octobre sous la présidence de Monsieur Marcel BOSSERT, Secrétaire Général de la Chambre de Métiers d’Alsace et en présence également de vingt femmes ou filles d’artisans, accompagnées pour la plupart par leurs conjoints.
Madame Colette HUGEL accepta provisoirement la présidence du bureau.

L’Association prit aussitôt son envol et son existence recueillit immédiatement l’intérêt de la presse écrite, parlée et télévisée.
Le 25 Janvier 1976, la première Assemblée Générale devait porter à la tête de l’association Madame Lucienne WEBER, femme d’artisan plâtrier, qui a assuré la fonction de Présidente durant de longues années.
Le 25 octobre 1976, Madame Lucienne WEBER a également été élue Présidente de la Fédération Nationale des femmes d’Artisans, lors de l’Assemblée Générale à NANCY.

Depuis cette date importante, l’AFACA est toujours là. Plusieurs Présidentes se sont succédées afin de faire évoluer la position des conjointes, de recenser les besoins, coordonner les demandes et impulser de nouvelles lois juridiques et sociales.
Des améliorations importantes ont vu le jour (statut de 1982, homologation du brevet de Collaboratrice de Chef d’Entreprise Artisanale, des sièges dans les instances consulaires etc.).

Néanmoins, un long chemin reste encore à parcourir et nous nous efforçons de travailler en collaboration étroite avec les instances concernées. Souhaitons prospérité et réussite aux démarches nouvelles entreprises pour cette évolution.

Source : Bulletin de l’AFACA Janvier 1979 – N° 1 Spécial


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Historique du B.C.C.E.A.

Brevet de Collaborateur de Chef d'Entreprise Artisanale

 

Le BCCEA est, à l’origine, l’idée d’une conjointe travaillant dans l’entreprise de menuiserie de son Epoux, région MAYENNE.
Cette entreprise ayant eu des problèmes économiques, cette conjointe a dû reprendre son travail d’origine à l’Education Nationale.

Dans son esprit a germé une idée innovante et importante pour toutes les conjointes et les conjoints puisque rien n’existait jusque là concernant une formation spécifique dans les entreprises artisanales.

L’idée était de mettre en place une formation diplômante pour les conjointes travaillant L’ dans l’entreprise de leur mari. Cette formation passerait nécessairement par la comptabilité, secrétariat, gestion, en quelque sorte toutes les tâches imparties à une conjointe d’artisan.

Il faut se remettre dans le contexte de cette époque (dans les années 90), et comprendre que toutes ces épouses n’étaient pas reconnues comme « professionnelles ». Comment pouvaient-elles alors prétendre être qualifiées sans diplôme ? ? ? Que se passait-il en cas de divorce, de séparation ou de décès ou simplement en cas de dépôt de bilan ? Comment ces conjointes retrouveraient-elles un emploi ? Autant de problématiques qui devaient avoir des réponses.

L’idée première a bien suivi son chemin, car sous l’impulsion de la Présidente de la Chambre de Métiers de la Mayenne, Madame MORAND, une équipe s’est réunie pour réfléchir aux modules à mettre en place pour cette formation. Très rapidement, l’A.P.C.M (Assemblée Permanente des Chambres de Métiers dont le siège est à PARIS) a retenu les différentes propositions et a travaillé sur ce dossier afin de l’affiner.

Le BCCEA a donc vu le jour en Mayenne en 1990 et c’est ainsi que d’autres Chambres de Métiers ont suivi l’exemple et mis en place cette formation.

L’importance de cette formation était très lourde, longue dans le temps (3 années à l’époque), mais d’une grande qualité. A l’issue, un mémoire technico-commercial traitant d’un projet d’entreprise devait être réfléchi, rédigé et défendu oralement. Ce mémoire permettait d’analyser les forces et les faiblesses de l’entreprise, conjointement avec le dirigeant, et ainsi permettre le développement et l’essor de celle-ci.

Tout n’a pas été facile, car la reconnaissance de ce diplôme a rencontré bien des difficultés concernant son homologation au Niveau IV de l’Education Nationale. Cependant, grâce à l’appui de toutes les Chambres de Métiers, des élus régionaux, notamment Jean-Jacques WEBER, et des femmes préparant le BCCEA, l’homologation a été acceptée en 1993.

Aujourd’hui, grâce à cette formation, les conjointes sont formées à une gestion d’entreprise plus accomplie. Elles peuvent discuter avec les banquiers, les comptables et tous ces échanges sont constructifs. Elles sont réellement une valeur ajoutée dans les entreprises.

Le B.C.C.E.A est le seul diplôme de ce type à être homologué en EUROPE et il serait fort judicieux que nous le fassions connaître dans tous les pays de la C.E


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